Les objectifs du FERAM,
par Pierre Pougnaud,
président d'honneur
Pierre_Pougnaud-2.jpeg

Pierre POUGNAUD

Depuis 1965, le FERAM n'a pas cessé de cultiver, de promouvoir et, quand il le fallait, de défendre des valeurs fortes et pérennes, au-delà de toute option politique, philosophique ou religieuse. Certaines d'entre elles sont dans son titre même où l'on retrouve les termes "échanges" et "mondiaux". Et l'objet social qu'il s'est dès le début assigné ne fait que renforcer une impression cohérente de dévouement à des fondamentaux :

- le bénévolat,

- le sens de l'accueil, et une belle convivialité,

- l'humanisme,

- une culture du partenariat, illustrée par sa relation privilégiée avec l'IIAP puis l'ENA et maintenant avec des institutions de formation ou d'expertise sur tous les continents,

- la sensibilité au local, à la dimension territoriale sans laquelle il ne peut y avoir de développement.

La forte imprégnation francophone qui tient à une camaraderie d'études et à des réseaux bien établis ne fait pas oublier un engagement à l'universel, et à une ouverture presque instinctive au multilatéral, autour des principes des Nations Unies, de la charte de l'UNESCO et de sa déclaration sur la diversité des expressions culturelles.

Ces valeurs, elles sont un héritage et un atout pour l'action future. L'héritage, il tient à la constance avec laquelle ses fondateurs - pensons avec émotion et reconnaissance au Père de Prunières et à Janine Deman qui pendant près d'un demi siècle a été l'âme de cette association- et ceux qui, dirigeants ou militants, se sont dévoués à la cause du dialogue et de la compréhension dans un monde divisé.

Photo FERAM TCHAD 20 janvier 2020.jpg
Grand_Canyon.jpg

Le "FERAM" d'aujourd'hui reprend et perpétue les acquis du "Foyer" d'hier. Il met l'accent, au moment où ceux-ci sont particulièrement nécessaires à notre temps, sur les échanges de gouvernance et la diplomatie de la coopération, garants de la Paix et d'une nouvelle conception des rapports entre les nations, fondés sur l'utilité commune et la mobilisation des compétences comme des capacités d'innovation.

Et ce n'est pas la crise du COVID 19 avec son cortège de souffrances, de séparations et de défis, qui rend moins urgent cet effort commun, où une reconstruction intellectuelle et morale doit accompagner la longue reconstruction matérielle qui s'annonce dans la plupart des pays.

Pierre POUGNAUD, ancen haut-fonctionnaire au ministère des affaires étrangères, a été président du FERAM de 2004 à 2015. Il en est aujourd'hui le président d'honneur.

Les2Alpes.jpg